Samedi 10 janvier 2009
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Le Monde consacre tout un dossier à la question !
L'article de Frédéric Joignot (link) revient sur la genèse et les
disciples du malthusianime, pour finalement conclure que les problèmes environnementaux sont plus un problème de gestion politique que de nombre d'habitants. A lire absolument !
J'adhère quant à moi au commentaire de l'internaute Alain C. : "La réponse apportée par cet article est "Nous ne sommes pas trop nombreux, mais nous consommons trop". Il serait plus juste de dire :
"Nous sommes trop nombreux si nous continuons à consommer comme maintenant" et "Nous ne sommes pas trop nombreux si nous savons réduire notablement notre consommation"
A une nuance près toutefois : que mettons-nous derrière ce "notablement"? Je crois que beaucoup des détracteurs du dénatalisme le seraient un peu moins s'ils comprenaient à quel point le fait de ne
pas maîtriser notre rythme de reproduction nous conduit à un changement radical et non choisi dans l'ensemble de nos modes de vie. Le débat ne se fait pas là entre "conservation d'une situation
actuelle qui pour l'instant nous est plutôt bénéfique" et "changement désagréable qui implique de repenser nos fondements" mais entre deux changements significatifs de nos modes de pensée et de
comportement.
Le malthusianisme n'est pas plus conservateur que la décroissance, et les deux sont à prendre en compte !
Par La mouche du coche
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