Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 13:04
Le Monde consacre tout un dossier à la question !
L'article de Frédéric Joignot (link) revient sur la genèse et les disciples du malthusianime, pour finalement conclure que les problèmes environnementaux sont plus un problème de gestion politique que de nombre d'habitants. A lire absolument !

J'adhère quant à moi au commentaire de l'internaute Alain C. : "La réponse apportée par cet article est "Nous ne sommes pas trop nombreux, mais nous consommons trop". Il serait plus juste de dire : "Nous sommes trop nombreux si nous continuons à consommer comme maintenant" et "Nous ne sommes pas trop nombreux si nous savons réduire notablement notre consommation"
A une nuance près toutefois : que mettons-nous derrière ce "notablement"? Je crois que beaucoup des détracteurs du dénatalisme le seraient un peu moins s'ils comprenaient à quel point le fait de ne pas maîtriser notre rythme de reproduction nous conduit à un changement radical et non choisi dans l'ensemble de nos modes de vie. Le débat ne se fait pas là entre "conservation d'une situation actuelle qui pour l'instant nous est plutôt bénéfique" et "changement désagréable qui implique de repenser nos fondements" mais entre deux changements significatifs de nos modes de pensée et de comportement.
Le malthusianisme n'est pas plus conservateur que la décroissance, et les deux sont à prendre en compte !

Par La mouche du coche
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Commentaires

la réponse au titre de l'article est : OUI Meme tous pauvres et tous frugaux, à 7 millilards nous ne laissons aucun espace aux autres especes. N'oublions pas que nous n'avons été présents qu'a quelques millions d'exemplaire l'essentiel de notre histoire et cela seulement nous a permis de durer.
Commentaire n°1 posté par didier barthès le 11/01/2009 à 12h15
D'un point de vue écologique (au sens noble du terme) je dirais que nous n’avons pas encore atteint notre maximum de population sur notre bonne vielle planète bleu! Mais qu’il est certainement trop tard pour revenir en arrière. Le point de non retour a été atteint ! Je m'explique... J’ai souvent tendance à comparer la terre à une bouteille dans laquelle nous aurions pris soin d’y mettre les ingrédients suivant : De l’eau tiède, une ou deux bonnes cuillères à soupe de sucre, et enfin de la levure de boulanger, vous agitez le tout et vous observez ! Dans notre expérience la levure qui n’est autre qu’un champignon microscopique représentera les humains. Ainsi nous consommons les ressources jusqu'à l’épuisement (le sucre en l’occurrence) et nous rejetons des GES, du CO2. Jusqu'à un certain stade, la levure va donc rejeter du gaz carbonique, mais au delà d’un certain seuil, nous observerons l’asphyxie et la mort des levures. Un changement radical s’est opéré puisque l’eau est devenue une solution aqueuse d’éthanol (bref une sorte de bière). Ainsi, pour en revenir à nos moutons, l’accroissement de la population provoquera selon moi un étouffement, une suffocation, à plus ou moins court terme de la biodiversité (Homme compris). L’appauvrissement des ressources, l’augmentation des concentrations en polluants dans l’environnement (bouteille) produira tôt ou tard la fin d’une colonie de champignon appelé homo sapiens sapiens.
Commentaire n°2 posté par Isardeco le 12/01/2009 à 12h26
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